Lever à 4h45, nous ne traînons pas et commandons à 5h15 un Gojek pour le port de Ketapang (situé à une trentaine de minute).
Là, après achat des billets pour la traversée (moins d’un euro par personne), nous embarquons dans un vieux bateau des années 70. Nous y recroisons des Français normands vus la semaine passée à Borobudur.
La traversée dure environ 45 minutes à 1h. Une fois de l’autre côté du détroit à Gilimanuk, nous voici sur Bali. Un chauffeur nous y attend. Nous avions en effet réservé notre transfert à Ubud la veille afin de ne pas perdre de temps (4h de route nous sépare du prochain hôtel). Il est ici très facile de trouver des voitures avec chauffeurs qui s’adaptent exactement à ce qu’on veut faire. Un coup de Whatsapp la veille et le réservation se fait en 3 minutes puis on s’envoie nos photos mutuelles pour se retrouver facilement ! Pour ce transfert, nous avons demandé à emprunter la route du Nord qui borde la côte puis quelques arrêts autour du lac Bratan. Un arrêt sanctuaire au Pura Ulun Danu et un arrêt rizières à Jatiluwith.
Nous prenons donc la route depuis le port de Gilimanuk. Premier arrêt sur la côte, au Warung Pencar Buleleng Barat, peu avant Bendjargondol. Joli petit restau, en bord de plage. On y mange un bon petit-déjeuner (ici c’est nasi goreng – riz frit – qu’il faut entendre par petit-déjeuner !). Nous repartons et arrivons vers 12h30 au temple Pura Ulun Danu . Sur la route qui accède au lacs, les paysages deviennent magnifiques : l’épaisse forêt et les rizières se succèdent.
Visite du site Ulun Danu avec une pas mal de touristes, ce qui enlève un peu de charme au lieu. Le temple très joliment tenu. Situé en bordure du lac Bratan , deux merus, sorte de pagodes au toit de chaume, sont construits sur deux petits ilôts, tout proche de la rive. Le plus grand des merus est dédié à Shiva et compte 11 étages, preuve du statut élevé de la divinité. Construit au XVIIe siècle, le temple est voué à la déesse balinaise de l’eau du lac et de la rivière Dawi Danu. En effet, ce lac naturel est la principale source en eau (irrigation notamment) de toute la région aval.
Nous repartons vers 14h en direction des rizières de Jatiluwith que nous atteignons difficilement une quarantaine de minutes après. Là encore, la conduite en montagne pose problème à notre chauffeur, incapable de gérer les rapports de sa voiture dans les montées un peu raides. Arrivée sur place le site, classé à l’Unesco, est aménagé pour les foules : portique de péage à l’entrée, péage, parking, itinéraires bien fléchés. Après avoir laissé notre conducteur, nous commençons une des boucles dans les rizières. Nous choisissons l’itinéraire orange, qui nous conduira au cœur des rizières pour une boucle de 1h à 1h30. L’endroit est splendide et la foule se fait assez vite oublier dès lors que l’on commence à marcher. Mais nous sommes assez déçu car les rizières sont en phase de transition. Le riz a été récolté assez récemment et les futures plantations n’ont pas encore été réalisées. De ce fait, le vert soutenu auquel on peut s’attendre dans ce genre de paysage vire au jaune. Seules quelques repoussent du riz récolté permette d’apporter ce vert si caractéristique des champs de riz.
Nous repartons de Jatilawith vers 16h et arrivons à Ubud vers 17h30. Installation dans le joli Bucu View Resort. Nous sortons à 18h30 pour une première découverte de Ubud et aller manger un bout. Nous somme saisis ici par la foule de touristes internationaux : australiens, indiens, américains, français, etc. Ubud est un véritable joyaux avec de nombreux temples et des manifestations de la fois hindouiste à tous les coins de rue. C’est également un temple du tourisme où les restau et les boutiques s’enchaînent à l’infini.
Nous mangeons dans le centre, puis retour à l’hôtel vers 22h.
Après cette première journée de traversée de Bali, premières impressions. Java et Bali sont séparés de quelques kilomètres à peine mais des différences énormes peuvent être constatées entre ces deux îles d’Indonésie. La première : la religion. Ici à Bali, les mosquées ont laissé places aux temples et à une multitudes de constructions Hindouistes (cimetières, stèles, portes, statues, etc.). Autre point qui attire notre attention : la présence de nombreux singes au bords des routes. Enfin et c’est sans doute ce qu’on ressent le plus rapidement : le tourisme est ici, et de loin, largement plus développé. Le monde entier est à Bali. Les prix sont forcément plus élevés qu’à Java même si cela reste encore abordable. On note cependant un doublement des prix sur certains éléments.